Return to site

les styles d'enseignement

Il existe plusieurs méthodes de transmission des connaissances. le but est ici de vous donner un apercu des avantages et des inconvénients au regard des dernieres réflexions de la recherche.

Les méthodes classiques à l'EDUCATION NATIONALE

La méthode magistrale : l'enseignant est le savant qui sait tout et expose ses connaissances à un public non averti qu'il tente d'initier mais les échanges sont peu nombreux et les taches cognitives limitées. comme vous l'aurez compris, ce n'est pas la méthode qui m'apparait la plus efficace, c'est pourtant celle la plus utilisée dans l'éducation nationale...J'ai tendance à l'utiliser pour formaliser les connaissances, notamment en mathématiques. Mais, c'est aussi un moment pour une leçon de chose un peu complexe. Cela permet de faire le point sur une recherche et compléter ce qui n'aurait pas été trouvé par les élèves. c'est un complément, pas une activité principale.

OBJET / GAIN DE TEMPS POUR BOUCLER LE PROGRAMME

POSE LA QUESTION DE CE QUI A ETE RETENU ET IMPOSE UNE EVALUATION FORMELLE

La méthode démonstrative : apres une période d'exposé, elle vise à faire faire et dire. elle est utilisée pendant les TD, c'est une méthode reposant sur les facultés d'imitation. Son efficacité est relative. Utilisée ponctuellement en remédiation, elle peut avoir son utilité. Elle est souvent utilisée par les profs en HG et en sciences. La mise en pratique des savoirs permet souvent de passer du concret à l'abstrait et simplifier l'acquisition du savoir.

OBJET / SIMPLIFIER LES SAVOIRS POUR TOUS, travailler avec des jeunes en difficulté avec l'abstrait.

Une séquence pour comprendre et apprendre

Pour un lancement de séquence qui permet de faire émerger des problématiques - faire le point en fin de séquence sur ce qui a été compris.

La méthode interrogative : Elle est interessante en ce qu'elle part des acquis et représentations des élèves et présuppose qu'ils ne sont pas un terrain vierge. Elle permet aux jeunes de prendre confiance en eux en réalisant ce qu'ils savent. Le jeune construit son savoir après s'être interrogé sur ce qu'il sait. Ce type d'enseignement reste artificiel car le chemin est prévu par l'enseignant. Cette méthode est utilisée par d'autres et par moi pour faire le point sur les connaissances au terme d'un cours déjà recu (revision de soutien scolaire), et également pour point de départ d'un cours pour construire les problématiques avec les jeunes. Elle laisse la place à l'erreur, concue comme un moyen d'apprendre. se tromper fait partie des apprentissages.

Apprendre à se poser des questions pour avancer vers la solution, comprendre qu'il y a plusieurs chemins, qu'il y a parfois plusieurs solutions

Méthode de découvertes (active) : L’enseignant crée un scénario pédagogique avec du matériel qui permet d’utiliser les essais, les erreurs et le tâtonnement pour apprendre. Il met les élèves en situation et leur permet de réfléchir à partir d'un problème posé. Cette méthode mobilise le travail intra cognitif et co-élaboratif entre pairs sont favorisés. Le danger de cette méthode (à mon sens) est de construire l'idée que quoi que l'on fasse, l'enseignant est le sachant et qu'on ne peut l'égaler, qu'on a besoin de son aide. faire faire à l’élève, faire dire à l’élève précède la lecon. On fait volontairement tomber l'élève pour l'aider à se relever. Je note que c'est souvent le cas des gens qui sont dans le magistral mais veulent passer au constructivisme.

En mettant ce garde-fou, c'est une méthode intéressante dès lors que l'on évite cet écueil. C'est une méthode intéressante pour un repérage et à condition de se baser sur l'idée que le jeune peut trouver la solution, via des méthodes de médiation comme Fuerstein sous forme d'indice qui permet au jeune de se resaisir. Dès lors s'il comprend, alors il prend confiance et progresse de ses erreurs par l'accès à la réponse. Parfois, refaire le cheminement mental qui permet d'accéder au résultat présente un intérêt certain. (part d'imitation) 

Je préfère à cette méthode celle de la recherche-questionnement où le jeune apprend progressivement à chercher l'information, à la reformuler quitte à l'aider au départ à reformuler. Peut etre intéressante lorsqu'il s'agit d'un atelier pédagogique. Peut etre utilisée dans une séquence de jeu.

Apprendre à chercher, la base du savoir

C'est la dernière méthode qui retient le plus mon attention : Méthode expérimentale : Elle part du postulat que l'on ne peut enseigner les disciplines mais que faire permet d'apprendre à faire si on fait avec quelqu'un qui sait faire. L'élève va rechercher le savoir et élaborer ce dernier, formuler le savoir-faire, l'important est de produire soi-même le savoir et de le partager avec d'autres ce qui peut se faire à travers le travail de groupe et les exposés.

Parfois plus long, mais permet l'émergence d'un projet plus conséquent et personnel au groupe.

BIEN QUE CES TROIS ASPECTS DE LA PEDAGOGIE NECESSITENT PLUS DE TEMPS, DANS LA PRATIQUE ILS SONT PLUS EFFICACES ET SURTOUT ILS RENDENT LES JEUNES PLUS AUTONOMES DANS TOUS LES SECTEURS

All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly