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L'école française 2016 vue par l'OCDE

Ce que la France refuse de voir !

Eric Charbonnier expert éducation OCDE décrypte les résultats du PISA 2015-16 pour le Figaro http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/15/01016-20160915ARTFIG00124-education-pour-l-ocde-la-france-peut-mieux-faire.php

L'OCDE met aussi en lumière un déséquilibre de la dépense par élève: la France investit moins que la moyenne pour un écolier, est tout juste dans la moyenne pour un collégien mais investit beaucoup plus que la moyenne pour les lycéens. Un déséquilibre qui persiste alors que François Hollande avait fait du primaire la «priorité» de son quinquennat. Un bilan inacceptable et une réforme inapplicable qui ne change pas en profondeur les pratiques, notamment en terme de coopération entre enseignants et de management des établissements.

«La France a réussi beaucoup de choses sur un plan quantitatif mais pêche toujours sur un plan qualitatif»

«Il faudrait mieux répartir les apprentissages, trouver du temps pour s'occuper des élèves en difficulté. La réforme des rythmes scolaires a permis de corriger un peu les choses mais à peine. La France reste très atypique». La réforme «n'a pas permis de réfléchir à la façon dont on pouvait enseigner de manière pertinente ce fameux mercredi matin». En outre, la France n'offre que 162 jours de cours par an contre 182 en moyenne en Europe et 200 dans des pays tels que l'Australie. Les jours sont donc trop longues.

S'ajoutent à cela des problèmes liés au fonctionnement et au management des établissements. Les chefs d'établissement «qui s'investissent davantage dans l'encadrement pédagogique sont en effet en poste dans des établissements où les enseignants collaborent davantage. Ce constat semble indiquer que les enseignants sont plus disposés à collaborer lorsque leur chef d'établissement prend des mesures pour les amener à travailler ensemble à l'élaboration de nouvelles méthodes pédagogiques. Dans les établissements dirigés de la sorte, les enseignants ont plus souvent coutume de s'échanger du matériel pédagogique, de discuter de l'évolution de certains élèves, de travailler ensemble pour garantir l'adoption de normes communes dans l'évaluation des progrès des élèves et de participer à des réunions d'équipe» indique le rapport.

La clé pour favoriser un travail «plus collaboratif entre enseignants», c'est la «formation initiale et permanente», estime Éric Charbonnier selon qui «les trois journées de formation organisées par le ministère l'an dernier sur la réforme du collège sont insuffisantes pour changer les pratiques».

La réforme apparait comme un effet d'optique, mais ne change pas fondamentalement la donne.

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